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Lunes rouges

Celui qui devient un animal évite le mal d'être un humain

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October 22

L'histoire

 

Pour connaitre mon histoire, cliquez sur le cercle  en bas

 

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May 09

Confessions

  

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CONFESSIONS

 

 

 

   L’histoire d’un gars, je ne sais plus… je ne sais toujours pas. Il faut peut-être me pardonner? Et qui sait?? Quelquefois je me sens coupable et d’autres fois… non. Coupable de quoi?...

J’ai fait longue route jusqu'ici et j’en suis là. Entre le mal et l’animal… pour le chien et le loup… entre le bien et le fou. J’aurai dû croire à toutes ces balivernes et prier,  prier mais je ne vois pas ce que ça aurais changer?… Ils ne m’accepteront jamais dans leurs grande maison ni dans leurs arches de Nöe.  Le sort en a décidé…

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   Ce soir le ciel s’éclaircit et permet à une demi-lune croissante de lentement ce dévêtir de son voile et ce donner en spectacle. L’air y est  tellement pur que les contours de la face cachée s’exhibent sans fausse pudeur. À cette heure, je me sens ambivalent… comme si il y avait deux voix qui me parlaient. Une qui me dicte de demander l’absolution et l’autre d’arrêter d’écrire. C’est trop tard pour arrêter… il faut que je le fasse… je n’ai pas le choix… comme je n’ai jamais eu le choix de faire ce que je faisait quand cette spectrale lumière m’éclairait.

 

Je n’ai pas eu le choix…

 

   En voyant ces quarante-neuf  printemps, il est facile de calculer le nombre de pauvres innocents retournés à la poussière. Sept fois sept égale quarante neuf moins les sept de mon enfance et les sept des pâques de mon premier fils donne trente-cinq fois trente-six. Mille deux cent soixante victimes!

 

Non ce n’est pas moi!!! Il s’agit d’une légende urbaine!!! 

 

 

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    Révélations

 

Une voix m’est apparue dans mon dernier rêve. Telle une brise glaciale frissonnante dans mon cou comme une balle de branchailles enroulées et poussées par un vent irrégulier précédant une tornade, elle me chuchotait dans un bruit de souffle caverneux :

 

 

   -  Tu ne te souviens pas à Damiette en Égypte quand après avoir subit le supplice de la question, la lune est enfin apparue et les choses se sont mises à tourner en notre avantage.

 

Les pauvres!!

 

   -   Et quand j’amenais des invités dans ta chambre mensuellement pour sois dis-en écouter Pink Floyd sous l’effet de substances psychotropes dans tes dix-neuf ans?

 

 J’ai fait des choses terribles!

 

   -   La fois que tu as fait ton tournage dans la pépinière?

 

C’était moi qui ai failli renverser la clôture.

 

   -   Et toutes les fois que tu te retirais dans ta cabane de chasseurs?

 

J’étais le guide touristique qui t’apportait des visiteurs.

 

   -   Et c’était moi qui a déniché la résidence de ta psy et par une morsure l’a rendus lycanthrope.

 

   -   Oui!  Tout les crimes commis c’était moi!!!

 

C’était moi!!!!

 

   Pendant que le son de cette dernière parole se confonds avec une bourrasque qui roule un amas de branches enchevêtrées vers un lièvre observateur s’empressant de disparaître dans sa tanière, je me réveille.

 

Je me sens bien.

 

Ma voix intérieure me parle et me dit qu’enfin j’ai les réponses.

 

  

   Absolution

 

La solution B.

Une deuxième partie de vie me permettant de vivre sans torts et sans remords. 

Vivre en m’imaginant que tout est fautes d’autres.

Laisser planer le doute et le mystère dans les airs.

Regarder les autres et ne rien dire et ne rien faire.

Jamais m’apitoyer sur mon sort et ce jusqu’à la mort.

 

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Un fort bruit sec se fit entendre provenant d’en face. Comme si on venait de refermer une trappe avec une certaine violence. Je regarde droit devant mais je ne vois que le mur plat?! Je réfléchis… et je réalise… les secondes passent,… passent… et une goutte d’eau vient atterrir sur le sol devant moi.

 

 

 

 

 

    Homélie

 

La

La bête la plus féroce connaît la pitié. Je ne la connais pas. Je ne suis donc pas une bêteRichard III, Shakespeare.

J

 

 

   J'était peut-être inconscient quand cela c'est produit? Ou bien sous hypnose? Somnambule??

Je ne me rappelle plus. Si c’est arrivé j’ai dû agir par instinct… comme un prédateur sur sa proie… pourquoi se poser tant de questions? Qu’est ce que j’ai à me reprocher? Coupable de quoi? Coupable d’animalités?

 

Ouf!!

 

   Moi je dis qu’il y en a qui sont coupables d’humanités!

   

    img148/9656/conf6le7.jpgIl y a des gens capables de prendre le contrôle des médias et de convaincre tout un peuple d’exterminer leurs voisins!! De les manipulés et de leurs faire croire qu’ils sont leurs ennemis et que leur sang n’est pas de la même couleur!!!

Et puis dans beaucoup d’espèces animales il y a des criminels invétérés qui agissent dans des cas de surpopulation. Alors pourquoi pas chez l’homme?

 

   Rien n’est certain dans mon cas. Il faudrait me faire une télé-réalité mensuelle. Me regarder vivre, s’en outrer, en rire ou en pleurer. Me jeter des sorts, me maudire ou prier pour moi. Vous ne savez et je ne sais toujours pas qui je suis et je vous assure que pour mon âme il n’y a rien de sûr!

 

En tous cas, une chose qui est sûre  est que… quand vous allez apercevoir cet astre céleste, qu’importe sa manifestation… du premier au derniers de ces croissants… qu’importe sa couleur… orange, jaune, blanche ou rouge…

 

Vous allez penser à moi.

 

 

 

 

 

 

 

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La joie

 

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RL :   -   Bonsoir comment vas-tu?

RS :   -   Je suis très, très, en forme et toi?

RL :   -   Moi je pète le feu et j’ai le goût à la fête. 

RS:   -  Oui ça serait bien une petite fête... ça nous

apporterais la joie dans nos coeurs!!

 

 

RL :   -   Alors qu’est ce que tu proposes?

 

RS :   -   J’ai le goût de faire comme l’autre fois.

 

Il place la main sur sa bouche et exprime un hum de satisfaction.

 

RL :   -   Mmmoui, Comme le mois dernier!! C’était tellement

appétissant !!!

         -   Et qu’est ce que tu as trouvée pour nous réunir?

 

RS :   -   Une petite annonce dans un site de rencontres par

internet.

 

RL :   -   Wow, quelle  idée géniale!... qu’as-tu écris dans

l’annonce?

 

RS :   -   Couple de loups recherchent petit chaperon très rouge

et très juteux.

 

RL :   -   Mais tu es malade… tu vas nous faire repérer!

 

RS :   -   Non, non ne t’en fais pas, nous sommes dans la section

échangistes.

 

RL :   -   Ouais, vu sous cet angle tout le monde a du plaisir

(Rires collectifs)

 

RS :   -   Alors tiens-toi prêt, j’ai eu des réponses… des tas de

réponses… l’embarras du choix!

 

RL :   -   Et…?

 

RS :   -   Une demoiselle toute jeune et fraîche.

 

RL :   -   Miam, miam!

 

RS :   -   On prend un verre avec elle demain.

 

RL :   -   Question d’humer la marchandise.

(Rires)

RS :   -   Ou convoiter la friandise.

(Rires plus intenses)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Motel Saint-Lambert

26 décembre 2004

 

On frappe…

Romi

-          Bonsoir Maryse, comment vas-tu?

Maryse

-          Comment allez-vous?

 

-          Il fait super beau dehors… je pense que c’est la pleine lune.

 

Rhéane

-          Aouuuuuu!!

(Rires)

 

Maryse

     -          Oui je l’ai vu, elle m’a suivie tout le long.

Rhéane

-          La lune ou la louve?

(Rire timide)

Elle s’assied sur le fauteuil et elle dit : Astarté la déesse lune

voyons!

Les regards convergent de toutes parts et le couple répond en

tandem :

    -   Si nous ouvrions une bouteille de champagne?!

 

-          Oui j’ai soif, excellente idée mes amis!!

Un pop, des clings et glouglous ce font entendrent et

l’atmosphère se détend.

 

-          J’ai apportée une radio/CD, je vais mettre de la musique…

“Wild is the wind” de David Bowie

 

Alors Rhéane se met à danser toute seule au milieu de la

chambre et invite Maryse d’un geste d’entraîneuse de cabaret.

 

Sous le regard voyeur de Romi les deux femmes exécutent une

danse d’une sensualité aphrodisiaque… bien rassasié du regard,

le gars demande une danse solo pour Maryse.

 

Et le couple qui savoure du regard les exploits du chant du

cygne applaudit.

 

Rhéane

-          Viens donc t’asseoir près de nous Marysia que l’on te

câline.

Maryse

-          Attendez, je vais réduire l'intensité de  l’éclairage et ouvrir un

peu les rideaux pour faire entrer les rayons de lune

 

(Les 2 compères se regardent en souriant et clignant de l’oeil)

 

Elle reviens et s’assied sur le rebord du lit face à la fenêtre et

chante avec la musique qui continue à tourner en mode

répétition infini.

 

Romi prend place à coté d’elle pendant que Rhéane s’agenouille

derrière pour lui flatter et effleurer  les cheveux.

 

Alors comme ça notre message de loups t’a attirée? Dis Romi.

 

Oui j’ai toujours aimée ce conte, de ses grands yeux émerveillés

répondit Maryse.

 

Un pourquoi? Sorti de la douce voix suave de Rhéane.

 

Parce qu’il me rappelle les premières peurs de mon enfance

lança Maryse d’une fébrile expression.

 

La déesse lune en halo cadrait en plein centre de la fenêtre,

donnant un féerique spectacle en éclairant la neige d’une

blancheur absolue et c'est là que Rhéane encore plus doucement

dit : Et si nous étions réellement des loups?

 

Je partirai avec vous dans les bois jusqu’à la fin des temps,

murmura l’invitée.

 

De vifs messages se traduiserent par la pensée entre les deux

hôtes

 

 

RL : Elle est mignonne hein?

 

RS : Elle est délicieuse

 

RL : Je n’en peux plus d’attendre

 

RS : Ne me refais pas le coup de l’autre soir

 

RL : Je te promets de t’en laissée

 

Rhéane pris place au sol devant Maryse et l'a regarda dans les

yeux pendant de longues minutes. À son tour Romi se posta

derrière elle et lui massa les épaules.

 

Elle l’entendit respiré très fort lorsqu’il s’approcha de son cou

pour l’embrasser.  De plus en plus fréquentes les respirations

se tournoyaient de passion et de grognements.

 

Ce jeu commença rendre Maryse un peu angoissée, quand de

son regard concentré Rhéane chuchota : Relaxe, ne t’en faits

pas… tout va bien.

 

Maryse regarda attentivement Rhéane dans les yeux et vit une

lueur rouge qui virait au gris pâle sans expression. Il y avait

quelque chose d’étrange et d’irréel dans sa vision. Comme si il

n’y avait rien à l’intérieur et que tout se reflétait au travers.

Elle réussie même à voir toute la pièce derrière elle dans ce

reflet… jusqu'à ce qu’elle remarqua quelque chose d’atroce dans

son dos… quelque chose de gigantesque et poilu noir avec des

yeux de feu. Elle n’eu pas le temps de se retourner la tête pour

apercevoir les deux canines de huit centimètres s’enfoncer dans

sa gorge et lui transpercer la veine jugulaire pendant que les

griffes et les crocs de Rhéane lui déchiquetait le ventre.

 

Des cris effroyables se firent entendre dans le 

motel puis le silence avec cette belle musique toujours

présente pendant que la blafarde lumière lunaire éclairait

la neige et reflétant sur la douillette blanche immaculée

et maculée de… sang.

February 10

RENCONTRE AVEC RHÉA SYLVIA

 

 

 Il vit maintenant seul depuis un an et quelque chose le tourmente... il n’arrive plus à dormir. Il a recours aux conseils d’une personne professionnelle depuis plusieurs semaines.

 9 décembre 2003

 

RS : - Bonjour Monsieur L. Comment allez vous?

RL : - Je vais bien et vous? Désolé pour mon retard.

RS : - Ça ne fait rien, j’ai tout l’après-midi… Et comment vous sentez-vous depuis notre dernière rencontre?

 Il inspire profondément et met ses mains sur ses yeux et ses joues et penche la tête par en arrière... relâche et expire. Laisse passé vingt énigmatiques secondes de silence et murmure: - Je ne me sens pas bien.

 RL : - J’y ai beaucoup réfléchi… énormément… et je... … je n’arrive pas à arrêter de me sentir coupable.

RS : - Coupable de quoi?

RL : - Coupable d’être différent et coupable de… … ressentir ces actes criminels.

RS : - Des actes criminels?

RL : - J’ai des drôles de visions depuis les disparitions annoncées la saison dernière.

RS : - Ah oui!

 Il se lève et lui tourne le dos... se croise le bras jette un coup d’œil sur sa bibliothèque... Otto Kernberg, Jean Bergeret, aperçois un bout de papier sur son bureau qui est écris : « personnalité narcissique? », se retourne avec un air songeur et dit:

 RL : - Oui, je suis complice de ces méfaits.

RS : - Et pourquoi vous identifiez-vous à ces personnes?

RL : - Parce que je rêve que j’accomplis ces crimes.

RS : - Et, comment vous sentez-vous quand vous vous réveillez?

RL : - J’ai un grand sentiment de dégoût et de honte d’une satisfaction interdite.

RS : - Décrivez-moi ce dégoût et cette honte?

RL : - Je suis dégoûté de voir les victimes quand je me réveille et j’ai honte de cette maladie mentale.

RS : - Quelle maladie mentale?

RL : - Lycanthropie.

 Elle joint ses mains en entrecroisant ses doigts et accote ses coudes sur son bureau en lui envoyant un regard froid et interrogateur et lui dit:

 - Lycanthropie?

RL : - Oui, vous ne connaissez pas?

RS : - Non…

 (La psy note dans son calepin : Serait-il possible que celui qu’elle soupçonnait souffrir d'un trouble de personnalité états limites serait vistime d’un syndrome de personnalités multiples?)

 RS : - Qu’avez-vous retenu de notre dernière rencontre?

 En se levant il dit :

 - Que je dois faire un focus sur mes émotions négatives… tenter, en me concentrant d’en trouver la source et de les résoudre… lâcher prise.

 Un éclair de lumière le frappe alors dans les yeux et faisant des grands gestes de ses bras il fais tomber un livre du bureau... Milton Erikson.

 RL : - Mais… je ne me rappelle plus après la séance d’hypnose.

 Elle se lève à son tour et replace le livre. Aujourd’hui elle a fait une tresse unique de ses longs cheveux blonds lui donnant l’air d’une amazone avec son corps athlétique et son regard de louve romaine. Elle se retourne... le fixe...

RS : - Alors nous approchons du bût, si vous voulez, nous pouvons en refaire une?

RL : - Oui, je suis partant… (Si elle pense que ça peut enlever tous les démons en moi) j’ai confiance en vous.

 

Elle lui demande de s’étendre sur le divan lit et lui dit:

  - Vous vous sentez bien?...

RL : - Oui.

Quelques secondes passent et elle s’adresse à lui en adoucissant sa voix.

- Relaxez et fermez vos yeux… -Imaginez que vous flottez dans une source de geyser toute chaude et que votre corps est léger.  - Vous êtes en état de bien-être...  - Je veux que vous vous concentrez sur un point fixe devant vous.  - Regardez, il y a un point lumineux… vous le voyez?

Après quelques secondes, d’une voix endormie il répond:

  - Oui.

RS : - C’est le focus d’un projecteur et il va envoyer une image… dites-moi ce que vous verrez?

5 minutes passent et il se met agiter sa tête de tout les cotés.

RS : - Monsieur L?

Il arrête de s’agiter et d’une voix rauque et moitié endormie, (comme de transe) il commence sa description.

 

Je le vois et il marche d’un pas rapide en avant… - On dirait qu’il cherche quelque chose… un endroit? - il regarde partout. - Il est difficile à suivre mais j’y arrive. - La lumière me permet de voir qu’il est grand de partout. - De grandes mains, de grands doigts, un long cou et de grande taille en plus. Un vrai colosse. - Il court, il court très vite… Mais où se cache- t-elle?? Je la sens… elle est proche. - Après un court ratissage, il s’arrête… Juste ici et je passe par l’arrière-cour. Sa porte et débarrée et il entre. Il y a un gros chien qui me regarde. Le chien se calme en me sentant. Il fait noir et sans faire de bruit, il se dirige vers l’avant. Elle est là, dans sa chambre… elle dort… couchée sur le ventre. Par la fenêtre, la lune éclaire ses longs cheveux blonds et me rend ivre. Elle est magnifique. Il est le meurtrier, je le sais. J’ai peur de ce qu’il va accomplir! Je vois rouge… tout est rouge dans la pièce!! Et lui est un monstre!!! Il s’approche… Se penche vers son oreille… Rhéa...

 

September 18

Les sept années

 
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 Je suis mal… pendant que le prêtre dicte la messe de Pâques toutes ces paroles se mélangent dans ma tête. Je suis comme en transe… je me lève, m’agenouille et 

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m’assied comme tout le monde… je répète les paroles des autres gens.   Je suis en état de catatonie et à chaque fois que mes yeux se ferment,

je revois ce regard malin.

Je sais que c’est lui le prêtre

de cette messe que j’ai vu dans le métro

mais je ne peux réagir. À la fin, il nous fait avancer en avant nous et les parrains et marraines et proclame le sacrement du baptême. 

« Lucas Louis Hugue Lupino, je te baptise au nom du père et du fils et du saint-esprit… amen ».

Un coup de tonnerre fracasse nos oreilles à travers les murs épais de l’église et la foule est en émoi. Nous signons les registres et le tout s’enchaîne avec une séance de communion.

Avant de me donner l’hostie

le prêtre s’approche de moi et me glisse à l’oreille :

« mălĕficum cassātus est »

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June 22

Le talisman des trois lunes

 

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          La route est longue, ça fait une heure et demi qu’il conduit. En ce 14h le soleil nous surplombe encore 

     de ses rayons de juillet. Je repense au cadeau qu’il m’a fait… une chaîne avec un pendentif en argent

     de toute beauté... « Garde le talisman des trois lunes et serre le très fort contre toi si tu te sens en 

    danger… c’est une amulette de protection! » qu’il m’a dit. Quelle tendresse!        img235/116/multiclrstar2pk.gif

 

    Cependant il est silencieux aujourd’hui… il ne m’a pas adressé la parole depuis le début du voyage. Je

    dirai même qu’il est bougonneur et anti-social. D’habitude, il est souriant et fait toujours des blagues.

    J’ai le goût de lui demander si on arrive bientôt mais je n’ose pas. Il lis dans mes pensées et me répond: 

       -   très bientôt, très bientôt Monica ma belle... regarde la pancarte à gauche, elle annonce la montagne

    noire… plus que 2 kilomètres encore. J’ai un léger haut-le-cœur d’adrénaline et lui dis : 

       -   Ce sont ces 2 grosses bosses noires au loin? 

       -   Oui, mais  on ne les escaladera pas.

      Il   arrête notre véhicule sur la voix d’accotement, tourne et avance dans un minuscule chemin de terre de

    50 mètres environ… aboutissant à l’entrée de la forêt.

      -  Nous y voilà, on est arrivés.

      -  Mais on arrivera jamais à passer à travers ça chéri.

      -  Ne t’en fais pas, il existe un chemin.

      Il longe la lisière des bois vers le nord à droite pendant img232/7532/lumiere811pp.gif 15 minutes et me montre une mince

    séparation entre 2 pins.  Juste la place pour laisser passer une personne qui marche de coté. Je

    remarque les petites traces de pattes d’animaux parterre et lui dis : 

      -  C est une piste de lièvre? 

      -  Oui, et elle nous mène à une clairière.

       Alors difficilement, nous avançons dans ces arbres et nous nous frottons contre ces aiguilles de

    conifères… il fait chaud et la gomme d’épinettes nous colle dessus… il faut vouloir! Nous marchons

    encore une demi heure et arrivons à cette fameuse clairière d’herbe jaune et morte. Les arbres

    alentours semblent vouloir nous retenir prisonniers dans leurs grand cercle.

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      -   Reposons-nous et repartons dans le sentier si tu veux

      -  Quel sentier? » dit-je à travers mes essoufflements. Je me laisse tomber sur le dos dans

    le centre de la clairière , les bras et les jambes écartés et je lâche un léger cri de relaxation qui

    résonne une fraction de seconde plus tard en rebondissement sur la montagne.

      -  Tu vois chéri, si un avion passait en haut, il croirait qu’on ai dessiné une étoile à cinq branches.

      Il s’approche de moi, s’assied parterre, me caresse les cheveux, me masse les tempes et me dit  :

      -  Il n’y a plus d’avions qui passent pardessus cette montagne depuis des lunes… d’ailleurs, il n’y a même

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    plus d'insectes ni d’oiseaux… as-tu remarquée?             

       C’est étrange, il a raison… il me coupe les pensées en me disant :

      -  Là en face de nous.

      -  Quoi là en face de nous?

      -  Écoute, tends l’oreille.  

      Je distingue comme un bruit d’eau qui coule.

      -  Par le ruisseau… le sentier est le ruisseau! 

      -  Il y a trois heures de marche à faire avant d’arriver à ma cabane et le soleil se couche vite caché

    derrière cette montagne… il faut bouger! 

      Et nous voilà repartis à longer les abords d’un ruisseau en amont d’une montagne. Il faut dire que cette

    nature est belle et enchanteresse. Après un certain temps je ne ressens plus ma fatigue et j’euphorise.

    C’est comme un deuxième souffle! Après une heure et demi de marche la récompense arrive!! Des

    cascades d’eau qui débouchent dans une source. La baignade ne ce fait pas attendre et je flotte de

    bonheur. Je m’évade pour ne pas fabuler à se qui va se passer dans la soirée… mais… j’ai une sensation

    étrange dans le bas de mon ventre… comme des légers chatouillements...  je souris !

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      Le soleil est presque disparu… enfin nous pouvons apercevoir la cabane à une centaine de mètres.

      -  C’est ici Monica… c’est ici que je me retire.

      -  Regarde, la lune se lève me dit-il. 

      J’admire le lever de cette magnifique géante  lune à l’horizon. Du coup, elle me rend anxieuse quand je

    repense aux images du film qu’il m’a fait regarder… mais je n’y crois toujours pas. Je suis frondeuse,

    je n’ai pas peur et je veux savoir!

      -  Viens, entre.

      -  Rustique ici!... Où sont tes trophées de chasse? 

      -  Il n’y a pas de chasse Monica… tu me taquines.

      -  Alors, où sont tes victimes

      -  Il n’y a pas de victimes ici Monica… il n’y a pas âmes qui vivent à cent milles lieus à la ronde…

    quoique ?!... il y a toi!!... Monica, je t’aime et c’est très dangereux le jeu auquel on joue… je suis sérieux!! 

      -  Trop tard, on ne peut plus reculer… regarde la lune!!

      Il se tait et se retourne vers la fenêtre, puis sort dehors et se plante debout sur le balcon. Je sort à

    mon tour et me place debout à quelques mètres devant lui et le fixe dans les yeux. Il commence à éviter

    mon regard en baissant la tête comme si il était coupable d’un acte grave. Quelquefois il me regarde

    avec un air de tristesse profonde à la « Crime et châtiments » de Dostoïevski. Ses yeux sont larmoyants

    et ils me disent de partir… « Sauve toi!... vite… je t’… »                                                                                 

 

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    Il me parle en marmonnant un drôle de charabia et moi je pense qu’il me joue la comédie. Cette

    situation dure toute la soirée et que je me fâche ou non… il ne m’écoute plus. Puis le silence… et il

    cesse ses gémissements. Il est là, debout et éclairé par cette lune glauque… à cette heure tardive, la

    lune a atteint son zénith et lui projette des reflets d’un bleu- gris métallique. Il me regarde sans cesse

img518/651/feu532sg.gif    comme une bête à l’affût. Ces yeux rouges sont d’une fureur atroce. Son

    air mauvais commence sérieusement à me donner la chair de poule. Bizarrement, l’éclairage se déplace

    sur son corps… comme si les zones de lumière bougeaient ?! Ce jeu de lumières me donne l’impression

    que son corps se modifie… mais à la distance que j’ai, je ne peux pas être sûre. J’ai l’impression d’avoir

    consommer une substance me mettant dans un état second… des hallucinations cauchemardesques. Il se

    penche la tête à nouveau et se retourne… met ses 2 mains sur sa tête et se met à s’agiter le haut du

    corps. C’est là que les cris effrayants commencent… comme si il souffrait… comme si il s’était blessé

    gravement. Je ne peux plus supporter cela. Et il se retourne! Je le vois!! Je cri et je tombe presque à la

    renverse. Le cœur me débat et fait gonfler mes artères de partout. Je n’ai jamais eu une sensation de terreur

    semblable! C’est horrible… l’homme que j’aime est un monstre!!!! Il ne bouge pas, et des griffes de sa

    main droite il fait un drôle de geste. Il empoigne le milieu de son torse et me fixe. J’ai compris! Il veut

    que je prenne le talisman des trois lunes. Je prends le médaillon, le serre dans ma main et l’accote

    contre mon cœur.   img217/2331/lumiere664jv.gifLes cris et les hurlements cessent et j’entends une voix dans ma tête…

    Monica!… Monica!… c’est sa voix douce et amoureuse… Je relève la tête pour le regarder et je suis

    éblouie par des lumières qui sortent partout de son corps… des rayons lumineux qui lui donnent l’aspect

    d’un prince cosmique des bêtes sauvages. Il est beau… il est majestueux… c’est la plénitude et je suis

    bien avec lui. Je le regarde dans les yeux et lui dis :

 

                                         « Je t’aime et je cois que je porte ton enfant »

 

 

                                           

 

May 18

La montagne noire

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   Il y a deux choses dont il faut que je vous parle. La première est un lieu et la deuxième est un conseil...

La montagne noire et...

n’y allez pas.

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   La montagne noire est un site touristique dans la région des Laurentides, soit la plus haute montagne aux alentours de la ville de Saint Donat. Elle attire les touristes pour la beauté de sa nature et sa vue imprenable sur les environs. Elle attire aussi les visiteurs curieux de voir les restes du « Liberator » le bombardier qui s'y est écrasé le 19 octobre 1943 lors de la deuxième guerre mondiale. (Il y a un petit cimetière érigé au sommet pour les soldats qui y ont péris).

 

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   Le circuit de visite se compose de quatre sentiers pédestres et pour atteindre le sommet de la montagne, on parle d’une marche de douze heures.

   La montagne noire ne porte pas se nom au hasard. Se nom est dû aux teintes noires des sommets que l’on aperçois en arrivant par les routes 25 et 329. De loin, on dirait une terre sacrée comme dans les contes de fées d’où se cache des créatures maléfiques et des géants.

   Moi j’ai toujours eu un léger sentiment d’angoisse mêlé de mystère en regardant ces deux grosses masses noires, hostiles et insurmontables s’agrandir à mon approche par la route.

                                                                                                                     img107/4933/lunewh0.gif

   Il y a aussi plein d’histoires et de légendes que les aînés racontent à son sujet. On dit d’éviter le versant sud la nuit à cause des créatures de petites tailles qui y rôdent en courant. Ils disent qu’elles mesurent environ un mètre, de couleur noire, sans yeux ni bouches et qu’elles rendent dingues et suicidaires les gens qui sont aux prises de leurs rituels.

 

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   Les limites des quatre sentiers s’arrêtent d’ailleurs au versant sud. Après, il est impossible de continuer la route dû l’épaisseur de la forêt très touffue, sauf pour les petits êtres capables de passer par les sentiers laissés par des mammifères rongeurs tels des lièvres. Ceux qui s'y sont aventurés sont vite revenus parce qu’ils ont trouver lugubre de ne plus entendre aucun bruits, aucun insectes, aucun chants d’oiseaux hormis le son de l’écho des branches qui craquent et l’intensité du vent qui augmente après avoir passer cette limite.

                                                             

img189/3789/c81bb.jpgMoi je vous redis :

Ça ne vaut pas la peine, n’y allez pas! 

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   Lui y est allé et pour une bonne cause! Il a réussi à se frayer un chemin par les abords de la route au sud (Je ne vous dirai pas par où exactement) et à découvert une cabane. Une vielle cabane de chasseurs, abandonnée et inaccessible sauf en raquettes l’hiver.

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   L’endroit était parfait pour sa retraite mensuelle qu’il devait absolument faire.

  Mais... malheureusement je crois que des gens l’ont découvert car les journaux parlent de huit disparitions de touristes en cinq ans dans ces montagnes. Il faut observer que ces pertes humaines peuvent être aussi attribuées à des attaques de bêtes sauvages tels des ours ou à des chutes mortelles et même à des suicides!? Une chose qui est sûre est qu’il faut éviter de se balader dans cet endroit presque maudit.

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   Lui, il était bien dans cette cabane car il était vraiment isolé du reste du monde. Il pouvait se permettre de hurler à tue tête sans que personne n’intervienne. Ce lieu était bénéfique pour son couple qu’il a gardé de très longues années. Au début il a réessayé l’histoire de la chasse mais après un certain temps, il n’a pas voulu entretenir Monica dans le secret et lui a tout avoué.

Bien sûr,

elle ne l’a pas cru et

elle lui a demander de voir ça

un de ces fameux soirs

de...

lunes rouges

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April 13

La chasse

 

 

13 avril 2006, 21h33

 

   Je vais tenter de faire suite à l’histoire de la personne hantée par une malédiction de famille. Je dois vous avertir que ça ne va pas être facile pour moi parce que je ne vais pas bien…je me sens très mal… mais il faut que je le fasse.

 

   Alors pour continuer, je sais que le gars a eu une copine du nom d’Anne. Malgré le drame qui est arrivé dans la pépinière cette Anne continua à le voir. Je pense qu’elle occultait tout ce qu’elle avait vu. Elle fessait semblant qu’elle n’avait rien vu où bien elle n’y croyait tout simplement pas…

 

   Un instant, il faut que j’arrête...

 

   Désolé! Je disais qu’elle se faisait croire que tout est ok. Par amour? Oui! Ils ont demeurés deux années ensemble. Deux années de bonheur mais comme beaucoup de couples de cet age là, il a fallu qu’ils se quittent parce qu’ils n’étaient pas capable de mettre de l’eau dans leurs vins. Mais pendant tout ce temps il avait trouvé un...

 

   Dieu que j’ai mal dans les os!... c’est comme des convulsions... je frissonne...

 

   ...trouvé une échappatoire pour s’effacer durant les jours de pleine lune. Il...

il…

 

 

   Laissez-moi une demi-heure, je reviens...

 

 

   Je m’excuse et j’aurai le goût de tout recommencer cette suite quand je serai en meilleure forme mais je ne dois pas. Pourtant j’ai tellement mal... c’est comme si on m’arrachait la peau par la racine des dents... je vais faire mon posss... mon possible pour continuer.

 

   Je disais qu’il avait eu un choc en regardant la bande vidéo du tournage. Au début, il a essayé de se voir dans l’entourage de cette gigantesque bête effrayante. Il a regardée, regardée et regardée encore mais en vain! Il ne s’est pas vu. Il n’a vu qu’une affreuse créature essayant de jeter la clôture par terre. Entre l’humain et l'animal, sur deux pattes, tout poilu, des crocs menaçants et les yeux rouge de sang. Telle une monstruosité démentielle!

   Il entra dans une longue et profonde période de réflexion et... pris panique... il conclu que cette créature ne pouvait être que lui. Il n’en revenait pas de voir comment il pouvait se changer... c’était pathétique et il avait même peur de lui-même.

 

   Il est trop tard pour lui d’essayer de penser à une vie simple et facile et si je vous raconte son histoire c’est que j’ai pitié de lui... mais je ne pourrai pas continuer longtemps... ahh!...

 

   Je disais qu’il s’était trouver une échappatoire pour les pleines lunes. Il s’était procuré une arme de calibre 12 pour la chasse et décidait de partir pendant les pleines lunes de la saison de chasse. Il disait qu’il posait des collets pendant le reste du temps. Sa blonde, sa copine l’attendait et ne se posait pas de questions de voir pourquoi qu’il ne ramenait jamais de gibier et c’est comme ça qu’ils vécurent deux si belles années ensemble.

 

   23 ans, il est seul et rencontre plein de femmes. Il recommence à avoir plusieurs copines en même temps et à 24 ans c’est là qu’arrive Monica., une belle demoiselle qu’il avait remarqué dans un bar cinq ans auparavant et qu’il avait tout fait pour la retrouver. Il entre en contact avec elle et décide de laisser tomber toutes les autres femmes qui tournent autour de lui. Il sait que cette Monica est brillante et capable de comprendre sa marginalité. Alors elle accepte de le rencontr... r... er…dans unrs... ... .. u... une

 

March 02

Un lourd secret

 

   Je ne comprends pas ce qui m’est arrivé hier mais il faut que je trouve une réponse. J’ai encore de la misère à croire ces histoires de superstitions. Mais comment en avoir la preuve? Comment voir si vraiment je me métamorphose? Demander à quelqu’un de me suivre? Non c’est trop dangereux pour la personne. Me filmer…. Hum? Je risque de briser la caméra. Pourquoi pas me filmer derrière un endroit d’où je n’ai pas accès à la caméra? Un endroit qui laisse filtrer l’image mais m’empêche de passer à travers… comme un grillage, une vitrine ou des barreaux? Oui, voilà la solution mais où trouver ce lieu? J’ai jusqu’à la prochaine pleine lune pour le trouver.

 

   Une semaine après, je décide de partir à la recherche d’espaces adéquois et je fais la rencontre d'une demoiselle qui travaille pour la ville de Montréal. Elle s’appelle Anne et elle est chef de groupe dans l’horticulture ornementale. Je lui demande si il n’ y aurai pas moyen de visiter la pépinière de la ville? Elle me regarde avec un air interrogateur, me sourie et me répond oui. (Elle est très charmante cette Anne et je crois que j’ai le béguin pour elle.) Elle me donne un rendez-vous la semaine suivante très tôt le matin,  ’ai unavant l’arrivé des employés soit à 5 h AM ouf!

Elle m’attend en face d’une porte de clôture, ouvre et me demande pourquoi visiter la pépinière? Pour acheter des arbustes? (L’endroit est parfait… il ne peut pas y avoir mieux… et je me dis que cette fille m’intéresse et que je ne dois pas trop lui mentir)  

   -  "C’est pour un tournage que je prépare avec un gros chien dans une pépinière la nuit et je suis prêt à en louer l’espace dans deux semaines" Dis-je. 

   -  "Je vais en parler au coordonnateur et je vous reviens là-dessus demain" Me répondit-elle.

 

   Le lendemain, elle me téléphone pour m’annoncer que tout est ok en autant que le chien ne saccage rien. (Alors comment s’organiser pour que la personne qui m’ouvre la porte ne me voit pas?) Je lui demande si c’est elle qui va m’ouvrir la porte? 

   -  "Oui, je suis bien intriguée par votre tournage monsieur" Me lança-t-elle.

   -  "J’adore les animaux…qu’est ce qu’il va faire au juste votre chien?" Questionna-t-elle.

   -  "C’est un chien très bien dressé… il va faire semblant qu’il est extrêmement méchant et qu’il rage envers la personne qu’il le regarde l’autre coté de la clôture" expliqu'ai-je.

   -  "Ça me fait un peu peur votre histoire monsieur et je ne suis pas sûre que je suis prête à regarder ce tournage…une chance que la clôture est haute et barbelée!"  Me chanta-t-elle avec suspicion. 

 

   Nous sommes le lundi précédant le tournage et je me morfonds encore à trouver comment ne pas lui faire peur. Cette fille me tourne la tête et je repense à son beau sourire sans cesse. Elle m’a laissée son numéro de téléphone et je n’ai que le goût de l’appeler pour lui parler de tout et de rien. Tiens, j'ai une idée! Je l’appelle et je l’invite à une crémaillère chez moi. La soirée se passe bien et je sens qu’elle a remarquée que je la regarde tout le temps. Le lendemain après-midi, elle me téléphone pour m’inviter à observer les oiseaux sur le bord du fleuve. Le vent et le ciel d’octobre nous enveloppent de leurs sensuelles et sentimentales mélancolies. Et voilà! Nous avons entrepris de nous enlacés en regardant un couple de hérons prendre l’envol. Et oui! le sort en en était jeté pour moi et Anne…

 

   Depuis, nous nous voyons tout les soirs et toutes les nuits. Notre amour est du genre passionné et la confiance s’installe. Et puis, il y a ce soir qui précède la pleine lune… comme un lion en cage, je tourne en rond dans son appartement… à moitié endormie elle me demande qu’est ce qu’il y a? Je ne réponds pas et après un certain temps j’annonce que je dois partir pour préparation de tournage. Le matin je me réveille près de la clôture de la pépinière… mon linge tout déchiré!... Je pars dans le cabanon d’en face me changer.

 

   Lundi est arrivé…le jour fatidique! J’ai prévu de louer un chien dans une agence de chiens dressés pour cinéma. Un superbe danois / rothweller géans les allées et regarde le reflet fluorescent de cette célestt tout noir. Je l’embarque dans mon camion et arrive à la fermeture de la pépinière. Je vois Anne, l’embrasse et lui demande si elle ne pourrait pas ouvrir la clôture tout de suite pour le chien.

   -  "Tiens, garde la clé, je vais revenir plus tard dans la soirée" Me répond elle dans son empressement. 

Alors j’installe le chien à l’intérieur et place la caméra devant la clôture en mode automatique pour 0 h AM. Anne arrive comme toujours avec son sourire mais son sourire passe vite à l’angoisse quand elle aperçoit avec crainte le mastodonte.

   -  "T’en fait pas, il n’est pas dangereux et il obéi" Lui murmurai-je en la serrant dans mes bras.

   -  LUPIN, COUCHÉ!!... (Le géant noir se laisse tomber dans un envolé de poussières)…

   -  LUPIN DEBOUT!!... (Le chien se relève en un rien de temps)…

   -  LUPIN MÉCHANT!!!... (Le chien de met a nous fixer dans les yeux et grogner,  japper, hurler de style terrifiant) 

   -  "Cette nuit tu fais ton tournage et je vais essayé de dormir dans le cabanon ok?"  Me dicta-t-elle d'une voix stressée. 

 

   Alors Anne part se coucher et elle s’endors vers 22h30 (Je l’entends ronfler) et j’entre Lupin dans le camion et l’endors avec un calmant sans danger. À mon tour j’entre dans la pépinière et je passe ma main dans un trou à coté de la serrure pour la barrer et jeter la clé par dessus la clôture.  Je marche dane lune sur les arbres et les arbustes. Je fais un aller retour de chaque recoin inspectant soigneusement qu’il n’y a pas d’issues. Fait étrange, l’ombre que fait la lune de ma silhouette n’est plus la même à mon retour devant la porte! J’ai l’impression d’être plus grand ?! Je repars en arrière, reviens et l’ombre a encore changée. Et puis il y a cette douce musique qui reviens dans ma tête, elle me calme, me transporte au septième ciel.

Je décide de marcher encore… il fait beau et l’air est froid et bon… tiens mon ami le lièvre est là! Il ne bouge pas et il me regarde comme si il avait peur de moi ?! Non, il n’a pas peur de moi, il a surement peur des hurlements effrayants que l’on entend. Alors je regarde la lune et elle change de couleur… elle devient rougeâtre… comme si il y avait une éclipse… je n’aime pas ça et je suis en colère. Je veux sortir de cette cour et j’empoigne le grillage de la porte. Je brasse la clôture de toute mes forces… je hurle, grogne de façon horrible...  je mène un terrible vacarme. Et soudainement je perçois un regard venant de la fenêtre du cabanon en face. Je n ai jamais vu une telle expression… les yeux sont hagards, épouvantés… il expriment la vision de quelqu'un qui vois quelque chose d’effroyable… j’entend sa respiration qui s’accélère et qui semble sortir d’un corps qui tremble… des halètements… et le visage disparaît de la fenêtre.

   Un soleil éclatant me réveille, je suis seul et la porte est ouverte. Le chien hurle et pleure dans le camion… mais avant je dois aller voir Anne… elle est plus là.

   La clé est sur la table…. je ferme tout... vite je dois partir avant l' arrivée des employés... j’embarque la caméra et je conduits mon camion jusqu’à chez Anne...

January 25

Une superstition

Une superstition

 

   L'histoire d'un gars.Peut-être moi? Je ne sais   plus,je ne sais pas. Et ce gars vivait dans le quartier latin de Montréal. Le gars avait sept ans et il demeurait avec sa mère monoparentale et ses deux soeurs plus jeunes. Le voisinage de son bloc était composé de personnages aussi excentriques qu'étranges. Prostituées, travestis, prêteurs sur gages, alcooliques en mal de vie, drogués, pyromanes et 

   j'en  passe. Bref, tout un univers qui à chaque jour lui faisait  travailler son imagination.

  

   Dans sa collection de voisins bizarres il y avait aussi une femme du nom de Berthe Angel, sa grand-mère maternelle propriétaire de l'édifice. Elle avait 80 ans et avait décidée de se remarier avec un monsieur Pelletier (receleur et bookmaker)    dans la trentaine. Le gars s'amusait à la manipuler en simulant des tentatives de suicides en s'ouvrant les veines étendu en plein milieu de le rue. La pauvre Berthe, se laissant avoir, commençait sa sénilité et se comportait comme une enfant. Haïssant son gendre, elle avait saboté le mariage de sa fille et orchestré une séparation suivie d'un divorce.

     Toutefois, elle démontrait un coté plus charmant en invitant son petit fils à écouter ses histoires de superstitions tard le soir dans son salon. Ils y en avaient tellement, dieu sait où elle allait chercher tout cela! Ça passait de la bûche qui devient couverte de sang le lendemain si nous laissons la hache plantée dedans, aux trappes qui s'ouvrent dans le ciel avec des anges qui essaient de nous enlevés. Alors on est loin des chats noirs et des randonnées sous les échelles, même si le plus grand drame de la maison a été pour lui de briser un miroir... ouf, sept ans de malheur qu'elles lui ont pleurés!

 

   La plus curieuse de ses histoires, dû moins celle qui l'a frappé le plus, celle qui restera gravée dans sa mémoire pour toute sa vie est celle de la malédiction de la famille. Elle lui racontait que depuis des générations il court un maléfice. Elle prenait une voix grave et disait: "Si un homme ne fait pas ses pâques pendant sept ans, il deviendra loup-garou. Ça a toujours été et ça sera toujours" Qu'est ce que c'est que cette histoire grand-mère? Le pauvre, il en frissonnait. Faire ses pâques veut dire aller à l'église le jour de pâques grand-mère? Il se rassure en sachant très bien qu'il aille recevoir son deuxième sacrement soit la première communion à l'église St-Jâques (qui est la façade de L'UQUAM maintenant) le jour de pâques bientôt.

 

   Le temps passe et grâce à une overdose de barbituriques mr. Pelletier se suicide pour de vrai. Berthe se retrouve à l'hôpital et il y a un papier écrit dans son dos qui dit "Si vous me trouvez, ramenez-moi à la chambre 432" Dans un délire d'amnésie d'Alzheimer, elle disparaît et on la retrouve morte. Dieu a ton âme Berthe Angel...

   La dilapidation de la fortune de Berthe par mr. Pelletier et le décès obligent un déménagement. Pas très loin sur une rue avoisinante. Mais un mystérieux incendie provoque un autre déménagement. Ils déménagent, ils déménagent, déménagent et déménagent. Presque à chaque année un nouveau logement, une nouvelle école et des nouveaux amis. Pas le temps de visiter les églises et surtout pas à pâques!

 

   Et puis avec la maturité il commence à faire fi des histoires de Berthe!

 

   Ils trouvent enfin un logement stable dans le quartier multiethnique d'Outremont. Sa mère atteinte de maladie mentale est déclarée inapte à s'occuper d'une famille et on place les enfants dans différentes institutions. Alors encore sa vie succède de foyers en foyers mais pas d'églises en églises...

 

   Tout allait bien jusqu'au jour où sa puberté arriva. Déjà à 14 ans il commençait à ressentir des phénomènes anormaux. Son niveau de testostérone était plus élevé que la moyenne. Sa voix muée, son poil très abondant et surtout son appétit sexuel insatiable. Il avait plusieurs copines à la fois. Il en voyait une le jour, une le soir et une la nuit.

 

   À 16 ans il disparaissait une fois par mois, il était retourné chez sa mère et sa mère pensait qu'il fuguait mais la police ne retrouvait jamais sa trace.

 

   À 18 ans il a voulu savoir pourquoi et où il disparaissait? Alors il a demandé à un copain de le suivre... mais on ne l'a jamais retrouvé ce copain? La police après une longue enquête a fermée le dossier. À 19 et 20 ans le phénomène des disparitions cesse et on ne sait pourquoi? 

 

   Coup de théâtre à 21 ans! Il recommence à disparaître et se retrouve en de drôles d'endroits. Il ne comprend pas pourquoi il perd la carte et se réveille le surlendemain dans une ferme ou un abattoir? Comme si quelqu'un le droguait et le transportait dans ces lieus dans le but de lui faire voir la couleur du sang? C'est peut-être cette même personne qui a fait disparaître son copain?

December 18

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December 03

Les journées populaires

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Je suis ébahi,

de me lever à midi;

un nuage de sueur,

un Sahara de couleur.

Je suis étourdi...

je me leve la nuit...

Un journal éditorial nous raconte la vie.

Le matin des lendemains est suspendu à la patience du destin.

Le matin des lendemains est une veuve d`espoir.

Le soir et la nuit.

Des vérités provoquent l`oubli.

Des mensonges dans l`air,

les mensonges dans l`air ouvrent la porte aux opportuns

les portes de nombreux; plus d`un... s`ouvrent alors...

aux courants d`airs.

La patience du lendemain voit le matin,

la conscience du chemin cherche la magie dans l`échafaud;

où bien la grâce... inutile.....

le soir et la nuit.

Un jour, le soleil apparait,

un jour le sommeil rêve de la lune.

J`ai du me coucher trop tard;

trop tard pour voir dans le noir,

la réalité endormie.


November 29

Lycanthropie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre


La lycanthropie correspond à la légende selon laquelle un homme, suite à la morsure d'un loup ou d'un lycanthrope, se transforme lui-même en loup-garou au cours des pleines lunes suivantes. Le terme désigne aussi une maladie psychiatrique.

 

http://www.boosterblog.com 

http://www.lupino.blogtrafic.com

 

DJ GUYX

Occupation
Interests
Ne sois pas avec moi à la pleine lune